La deuxième semaine s'achève en ce moment ... sans m'achever! Et pourtant ...

Et pourtant, s'il fallait résumer ces 10 jours (seulement ) passés à l'école, le mot le plus représentatif serait trop ...

  • trop de temps
  • trop d'énergie
  • trop de travail
  • trop de bons moments
  • trop de joie
  • trop de réussites
  • trop de bonnes relations
  • trop d'élèves qui se prennent en main du mieux qu'ils peuvent
  • trop de choses qui vont toute seules
  • trop de problèmes inexistants !!

Vue sous cet angle, la conclusion pourrait être : "Arrêtez le train, ils sont tous devenus fous." C'est là une facette de la chose. Mais ce "trop" pourrait être remplacé par "que" ...

  • que de temps
  • que d'énergie
  • que de travail
  • que de bons moments
  • que de joie
  • que de réussites
  • que de bonnes relations
  • que d'élèves qui se prennent en main du mieux qu'ils peuvent
  • que de choses qui vont toute seules
  • que de problèmes inexistants !!

Avant de commencer cette année scolaire, le panorama qui se présentait devant moi en terme de travail et de responsabilités semblait tellement complet ... et pourtant après deux semaines, tout sembler tellement bien marcher (oui, je sais, on ne dit pas "marcher" mais "fonctionner").

Si les journées sont plus que denses, la fatigue n'est pas le seul résultat de la journée: que de satisfactions en terme d'apprentissages "réussis", d'ambiance de classe agréable, de tellement de bonnes surprises, de choses qui se mettent en place toutes seules, d'élèves qui prennent de bonnes directions pour se prendre en main et pour répondre aux solutions qui leur sont proposées.

Vraiment, l'énergie dépensée ne l'est pas en vain et, en considérant Ann qui sa vie durant ne s'occupa que d'Helen Keller, cette petite fille sourde, muette et aveugle, ce n'est vraiment pas trop inutile d'en faire autant pour que le groupe dont j'ai la charge entre dans sa destinée.